Les exoplanètes font leur Big Bang !

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Sur le thème  « sommes-nous seuls dans l’univers ? » la deuxième édition du Festival Big Bang de St-Médard-en-Jalles a offert du 16 au 21 mai 2017 un panel de conférences, films, ateliers, expositions et spectacles. Jalle Astronomie y a participé en animant au Parc de l’Ingénieur les 17, 18 et 19 mai un atelier pour les groupes scolaires  : « Détection des exoplanètes par la méthode du transit ». Cette quête de la vie extraterrestre repose en effet sur la découverte de planètes habitables dans notre galaxie.

  • Arrivée d’un groupe scolaire

  • Chacun prend place

Un transit pédagogique

Pour commencer, projection d’une présentation afin de rappeler les bases (système solaire) et d’expliquer le principe de la méthode. En résumé :

  • Une exoplanète est une planète qui gravite autour d’une étoile hors du système solaire – donc très loin de nous, à plus de 2 AL.
  • Le transit est le passage de l’exoplanète devant son étoile.
  • On ne peut pas observer directement les exoplanètes même avec un télescope puissant car elles sont trop éloignées et leur luminosité trop faible par rapport à celle des étoiles qui est éblouissante.
  • Par contre, il est possible de mesurer l’infime variation de l’intensité lumineuse d’une étoile lorsqu’une planète passe devant.
  • Les appareils qui enregistrent cette variation révèlent donc ainsi l’existence de l’exoplanète. Existence qui doit être confirmée par l’observation d’autres transits réguliers pour être sûr qu’il s’agit bien du passage d’une planète et non d’un autre phénomène.
  • Dispositif en place

  • Exemple de courbe de transit

  • Incollables sur le système solaire …

Une expérience d’astrophotométrie

Pour réaliser l’expérience, l’équipe de Jalle Astronomie a fabriqué deux doubles dispositifs comprenant chacun une ampoule comme étoile avec de part et d’autre une petite boule en guise de planète sur un support coulissant gradué pour simuler le transit. A chaque extrémité de l’ensemble : une lunette munie d’un capteur de lumière raccordé à un galvanomètre – instrument qui mesure la quantité de lumière reçue. 
L’aiguille de l’appareil indique la valeur maximale (100 microampères) quand l’ampoule est allumée, et descend progressivement lorsqu’on fait transiter la petite boule devant. Placés sur deux tables, chaque dispositif permettait de recevoir six écoliers, soit une douzaine par session de 1/2 heure. Les enfants ont travaillé par équipes de trois :

  • un pour faire avancer la planète et annoncer sa position en centimètres,
  • un pour relever les mesures sur le cadran de l’appareil
  • et le troisième pour noter les données sur une feuille de relevé.

Ensuite, ils ont utilisé ces données pour dessiner la courbe sur un graphique.  Ce n’est pas évident quand on est à l’école primaire de se repérer sur un diagramme, mais avec le soutien des animateurs et accompagnateurs tout s’arrange. De vrais pros, biens préparés par leurs professeurs !

  • Mise au point du capteur de lumière

  • Réglage de la lunette

  • Relevé des données de transit

  • Installation du montage

  • Transit de l’exoplanète

  • Report des données sur le graphique

Des étoiles plein les yeux !

Pas seulement dans les yeux des enfants, mais aussi dans ceux des animateurs. Des journées enrichissantes qui font oublier les aléas de la météo et les tracasseries techniques. Quoi de plus beau que cette « petite flamme dans l’œil de certains » comme l’a souligné Patrice, ces sourires, ces « j’adore ça » que nous avons collectés. L’espoir de faire germer une passion, celle que nous partageons.