CONFERENCE JALLE ASTRONOMIE, vendredi 18 mars 2016

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La conférence mensuelle de JALLE ASTRONOMIE aura lieu le vendredi 18 mars 2016, à 21 heures, MAISON DES GESTES DU DEVELOPPEMENT DURABLE, parc des sports Colette Besson, MARTIGNAS.
Elle sera présentée par :
ASTRID BERGEAT (Maître de conférences) et JOËLLE MASCETTI (Directeur de recherche CNRS), de l’Institut des Sciences Moléculaires, Université de Bordeaux, 33405 TALENCE.
Grâce aux observatoires terrestres et spatiaux dans les domaines millimétrique et infrarouge, une chimie complexe est observée dans différentes régions de l’espace interstellaire, même celles soumises à des températures très basses et/ou à des radiations intenses.
Comment reproduire expérimentalement ces réactions ? Et quelles réactions ? Quels sont les chemins de synthèse chimique des molécules complexes dans les milieux astrophysiques ?
Pour identifier les molécules à l’origine des « spectres » observés, connaître la façon dont elles se forment et comment elles évoluent, nous étudions au laboratoire des réactions chimiques à très basse température (jusqu’à 10 K = -263°C) et à très faibles pressions, en phase gazeuse et en phase condensée.
Nous illustrerons ces approches expérimentales par la présentation de deux études menées à l’Institut des Sciences Moléculaires de l’Université de Bordeaux : la molécule d’azote et les polycycles aromatiques hydrocarbonés (PAH).
La chimie gazeuse du carbone ou de l’oxygène est maintenant assez bien connue. Elle conduit le plus souvent à la formation de CO, qui est une molécule utilisée comme traceur par les astrophysiciens. Mais sous quelle forme l’azote se trouve-t-il ? Comme dans notre atmosphère, sous forme de diazote (N2) ? Ou sous une forme plus assimilable par les plantes ? Nous montrerons comment nos expériences ont conduit les astrochimistes à revoir leur copie.
Les molécules de type « PAH » sont supposées être présentes dans tout l’espace interstellaire, mais aucune molécule particulière n’a pu être identifiée jusqu’à présent. Nous montrerons comment des PAH condensés sur de la glace d’eau et soumis à des irradiations évoluent en molécules oxygénées (cétones et alcools) et l’importance de ces réactions pour la chimie des grains interstellaires.
Le coronène, C24H12, une molécule modèle de PAH.

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